La consommation, la production et les échanges de vins dans le monde

La consommation mondiale de vin était d’environ 240 millions d’hectolitres en 2016. Les dix principaux pays représentent 68 % de cette consommation. On peut distinguer trois groupes parmi ces pays. Les États-Unis, la France, l’Italie et l’Allemagne représentent les principaux marchés. La consommation est également importante en Chine et au Royaume-Uni, suivis par l’Espagne, l’Argentine et la Russie, à un moindre niveau. À l’échelle mondiale, la consommation de vin reste stable. Alors que la consommation globale est en baisse entre 2005 et 2016 en France, Italie, Espagne, Argentine et Russie, le marché américain est en hausse, et le marché chinois est florissant. Jusqu’à présent, les États-Unis restent le premier marché mondial pour le vin. La situation est différente pour la consommation annuelle par habitant. Les pays qui arrivent en tête voient leur consommation par habitant baisser, remplacée par une demande de vins de meilleure qualité. Les pays qui consomment du vin depuis peu ont une consommation en hausse, bien qu’elle parte d’un niveau assez bas. Par exemple, alors que la consommation de vin en Chine était de deux verres par an et par habitant en 2005, elle est passée à deux bouteilles en 2016. Cela reste bas, mais toutefois, lorsque 1,4 million de personnes augmentent leur consommation de deux verres à deux bouteilles en dix ans, la différence sur le marché mondial est notable. La production mondiale de vin était de 267 millions d’hectolitres en 2016. Les dix premiers pays représentent 83 % de cette production. On peut distinguer trois groupes parmi eux. L’Italie, la France, l’Espagne et les États-Unis sont les premiers producteurs de vin. Puis, d’autres acteurs importants sont l’Australie, la Chine, le Chili et l’Afrique du Sud. L’Argentine, l’Allemagne, le Portugal et la Russie représentent une part moindre mais conséquente de la production. À l’échelle mondiale, la production de vin est en légère hausse. Entre 2005 et 2016, en Italie, en France, aux États-Unis, en Argentine et en Australie, la production globale reste stable ou est en légère baisse. Elle augmente au Chili, en Afrique du Sud, Russie et Espagne. La production chinoise n’augmente pas, mais tend à être de meilleure qualité. La production mondiale de vin est assez concentrée et plus orientée vers le vin rouge qu’il y a 10 ans.

La diversité des cépages dans les vignobles est en baisse.

Les principaux cépages, le cabernet-sauvignon, le merlot, le tempranillo, le chardonnay, le syrah, le grenache, le sauvignon blanc et le pinot noir, gagnent en superficie. Les viticulteurs pourraient donc plus craindre les maladies de la vigne et s’impliquer davantage dans la gestion viticole afin d’éviter un effondrement du marché comme lors de la crise du phylloxéra. Les changements climatiques posent de nouveaux défis pour la production de vin. Les exportations de vin mondiales étaient autour de 104 millions d’hectolitres en 2016. Le vin est la première denrée alimentaire échangée puisque 43 % du vin produit dans le monde est exporté, contre un taux d’exportation de 23 % pour le blé, 11 % pour le maïs, 9 % pour le riz et 7 % pour la viande. Les dix premiers pays représentent 10 % des exportations de vin. On distingue trois groupes parmi eux. L’Espagne, l’Italie et la France sont les principaux exportateurs de vin. Puis, le Chili et l’Australie sont également très actifs. L’Afrique du Sud, les États-Unis et l’Allemagne sont aussi des acteurs importants de l’exportation. À l’échelle mondiale, les exportations de vin restent stables, mais la part des dix premiers exportateurs augmente. Le Chili, l’Espagne, l’Afrique du Sud et l’Italie connaissent une hausse visible de leurs exportations entre 2005 et 2016, mais la croissance des exportations néo-zélandaises est impressionnante, même si le pays reste en onzième place. Au vu des données les plus récentes, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis sont les premiers importateurs. Viennent ensuite la France et la Chine, suivies du Canada, de la Russie, de la Belgique et du Japon. Hormis la Russie, la demande de tous ces pays augmente, surtout en Chine. Les dix premiers importateurs de vin représentent 66 % des importations mondiales.

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Avant de dire qu'un vin est mauvais, pensez à ceux qui l'ont fait et à ce qu'il vous a couté. Parce qu'au final, quoi qu'il arrive, on en boira toujours du plus mauvais !

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