Découverte de la Toscane et du Chianti

De retour d’Italie et plus précisément de la Toscane, je reviens enchanté de la culture, de l’histoire, des paysages, des personnes rencontrées et de ses spécialités. Et spécialités, il y en a : pâtes, gâteaux, biscuits, charcuterie, viande, fromages et évidemment le vin! Je vais vous tracer en quelques lignes mon périple à travers cette belle région.

Déjà, jour d’arrivée, j’ai l’heureuse surprise d’avoir une bouteille offerte de Chianti 2017 du domaine dans lequel je vais loger pour la semaine. Ouverte sur le balcon donnant sur les vignes et les oliviers du domaine, la lumière rasante de fin de journée, la robe se pare d’une teinte rubis, les notes de fruits noirs ressortent. En bouche, c’est un côté acidulé qui ressort, ça y est, on est baigné dans l’histoire et la culture de cette région. Ça vous rend tout de suite de bonne humeur après avoir passé la journée sur la route.

Le Chianti, c’est surtout un cépage : le Sangiovese, mais aussi, historiquement, c’est un assemblage de 4 à 5 cépages, 2 blancs (Malvasia bianca lunga et Trebbiano), 3 rouges (Mammolo, Canaiolo et Sangiovese). Aujourd’hui, on retrouve des Riserva vieillis en fûts de chêne, l’assemblage avec du merlot est aussi autorisé.

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Dès le lendemain, on démarre le marathon des découvertes, direction Florence. Entre deux visites de monuments et de musées, halte dans un restaurant typique italien fréquenté par les locaux. Cuisine florentine et carte des vins fournie. Mon choix se porte sur un Isole e Olena en Chianti Classico pour accompagner les plats de tripes florentines et de ragoût de bœuf. Une belle structure pour accompagner ces plats.

Le Chianti, c’est le Chianti « tout court », le Chianti Classico, le Chianti Montespertoli, le Chianti Rufina et bien d’autres. Plusieurs sous-appellations (environ une dizaine de DOP - Denominazione di Origine Protetta) existent pour mieux mettre en valeur les terroirs de cette région faite de collines et de mélanges de roches et de sédiments.

Pour continuer les jours suivants, visite de San Gimignano, beau village perché avec ces tours du moyen-âge et son champion du monde de glace, là, on sort du Chianti pour aller sur l’appellation du même nom que le village. Bien sûr, je reviens avec une bouteille prise dans une enoteca pour goûter à la spécialité locale, un blanc Isola Bianca 2017 réalisé à base du cépage Vernaccia di San Gimignano du domaine Teruzzi. Vin structuré, minéral et une finale saline.

En visite à Badia a Passignano, passage au domaine Poggio Al Sole, perdu au bout d’un chemin serpentant les collines. Une famille vigneronne suisse s’est installée sur cette butte à la vue magnifique et produit une gamme de vins digne des italiens. Vin blanc Chiara 2018, assemblage de Chardonnay et de Sangiovese, de belles expressions de terroirs en rouge avec le Chianti Classico 2016 et Casasilia 2015, deux vins 100% Sangiovese.

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Autre découverte dans une enoteca de Sienne, ville accessible et majestueuse avec sa piazza del Campo: un Toscan de Maremma, Ciliegiolo 2016 du domaine Sassotondo réalisé en bio. Découverte de ce cépage, le Ciliegiolo, me fait penser à un côtes du Rhône méridional, du fruit, le côté poivré, épicé.

Pour terminer la semaine en beauté, dégustation des vins du domaine où j’ai logé, Tenuta di Morzano. Blanc à base de Chardonnay (le Vermentino n’étant pas adapté au terroir et climat des collines de Toscane), rosé en 100 % Sangiovese, plusieurs expressions en rouge, le Chianti de début de semaine, « l’historique », et différentes Riserva avec des élevages et des assemblages. Mon choix se porte sur le Chianti Superiore 2011 et le Chianti Montespertoli Riserva 2011, deux vins, une fois encore, typiques avec un travail uniquement du cépage Sangiovese. L’apothéose, la dégustation se termine par une petite pépite, un vin empli de culture et de tradition : le Vinsanto del Chianti, vin de dessert à base de Malvasia et de Trebbiano. Les raisins sont récoltés en septembre, passerillés et séchés en grenier, puis pressés et élevés en fûts de châtaignier encore en grenier pendant plusieurs années. La dégustation est surprenante, une impression de vin de paille du Jura, des notes de noix, une acidité résiduelle faisant saliver, un régal.

Il est l’heure de reprendre la route, déjà, la semaine sous le soleil de Toscane, à découvrir ses trésors, restera un souvenir rempli d’émotions.

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Thomas Servi par :

Dans la vie, faut être curieux ! Signé un découvreur de belles émotions.